Autor: Ben

~ 21/07/09

[rédigé dans le Shinkansen Kyoto-Hiroshima le 20 juillet vers midi]

Général : Notre voyage au Japon se déroule particulièrement sereinement. Mises à part les étapes, nous n’avions pas de programme bien défini à l’avance et cela n’a posé aucun problème. Composer le programme de la journée en fonction du temps disponible et, le cas échéant, de la météo s’est avéré une solution qui nous convenait particulièrement bien. Nous parvenons ainsi à équilibrer les visites avec des temps de repos bien nécessaires pour ne pas « en faire trop ». La météo est assez constante depuis notre arrivée : nuageux avec quelques éclaircies (bienvenues).

Le peuple japonais nous semble indifférent à notre présence (un peu comme nous le sommes à la leur quand nous sommes à Bruxelles). Chacun reste de son côté de la barrière… principalement linguistique. Par contre, en cas de difficulté, nous n’avons jamais eu de mal à trouver une âme secourable (même exclusivement en japonais, on s’en est toujours tiré).

La propreté que nos prédécesseurs nous avaient tant vantée ne nous frappe vraisemblablement pas autant qu’eux ; c’est propre, soit… mais pas autant qu’attendu (on aura du mal comprendre !).

La discipline, par contre, semble vraiment faire partie intégrante de leur quotidien que ce soit :
– pour faire la queue pour attendre le bus ou le métro ;
– pour nous remettre notre monnaie avec force « Aligato gozaïmasta » ;
– pour le respect des consignes en général (les feux de signalisation, la place dans les escalators, etc.)
Cela reste impressionnant même après plusieurs jours passés ici.

Une ville n’est pas une autre. Tokyo nous est apparue comme la ville « jeuniste ». En effet, nous y avons croisé de nombreuses personnes qui nous semblaient avoir entre 15 et 35 ans ; les autres tranches de la population nous ayant semblé absentes. Au contraire, dans les autres endroits visités, les personnes plus jeunes et plus âgées sont autant présentes que par chez nous…

Nourriture: Nous nous étions brièvement initiés et entraînés à la cuisine japonaise avant de partir… Une fois sur place, nous avons constaté que nous n’avions vu (dans nos restos japonais bruxellois) que la partie émergée de l’iceberg de la gastronomie japonaise. Et quand on dit iceberg, ce n’est pas innocent… Une grande partie de celle-ci pouvant se consommer froide ! Choisir un resto en se promenant relève du parcours du combattant : trouver un resto affichant un menu en anglais est (très) rare, en trouver un qui expose des versions plastiques de ses plats l’est déjà moins ; faire son choix de cette manière nous a réservé des surprises… parfois agréables, parfois pas ! Le plus facile est encore de se reposer sur les guides de voyages ; les restos ont à chaque fois été d’excellentes surprises.

Hébergement : Nous avons choisi de voyager dans des hôtels de qualité supérieure pour pouvoir bien se reposer d’une part et pour bénéficier d’un petit déjeuner continental type buffet à chaque étape. Reste à vivre l’expérience du petit-déjeuner japonais en ryokan (c’est pour ce soir !). Le service et l’accueil dans les établissements choisis a toujours été à la hauteur de l’investissement consenti dans des mesures assez différentes mais ont toujours rencontrés nos attentes minimales…

Transports : Se déplacer au Japon est hyper facile ! Des trains nombreux et très réguliers dans toutes les directions (leur réseau de Shinkansen est incroyable et les trains régionaux vraiment efficaces) qui partent et qui arrivent à l’heure. Les métro (un peu chers à notre goût) tout aussi efficaces et nombreux, desservent très bien toutes les parties des villes visitées. Attention cependant ; il faut bien étudier son itinéraire pour ne pas changer trop souvent de compagnies de transport (chaque changement impliquant une nouvelle tarification). Les bus eux aussi s’avèrent d’une efficacité redoutable. Se déplacer à pied est aussi facile mais il faut composer avec le poids des sacs… et la chaleur !

Achats : Evidemment, Marie a trouvé ici plein de petites choses à ramener (tissus, mouchoirs,…). Pâtisseries diversement fourrées. Énormément de breloques à attacher à son gsm (il y en a vraiment pour tous les goûts !). Baguettes (pour manger, pas de pain). Benoît a du un peu chercher pour trouver les 2 ou 3 t-shirts qu’il se ramènera.

Visites : Comme vous pouvez le constater jusqu’à présent, nous orientons nos visites sur les villes et les temples plus qu’autre chose… C’est ce que nous apprécions. Nous n’avons pas d’attirance particulière pour la montagne (nous n’avons pas même aperçu le Mont Fuji), ni pour la campagne…

Temples : qu’il soit bouddhiste ou shinoïste, le temple japonais nous semble fréquenté par des fidèles moins fervents qu’ailleurs en Asie (particulièrement en Thaïlande et au Vietnam). Nous avons même eu l’impression (du côté de notre lorgnette ethnocentrée) qu’il s’agissait par moment plus d’un « devoir » que d’une réelle envie ou dévotion… Cela nous a un peu moins plu dans cette dimension…

Musées : nous en avons finalement peu visité…

Des questions? Si nous le pouvons, nous nous ferons un plaisir de tenter d’y répondre…

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6 Comments

  1. Dans la rubrique « zabi », au-delà de vos photos, vous estimez à combien l’exotisme de leur tenue par rapport aux tenues occidentales ? Différence hommes/femmes ? (Pour les habits je veux dire, sinon je crois que je vois bien)
    Et je suis intrigué par votre « ressenti » de leur spiritualité. Hors temples, voyez-vous des manifestations de sens religieux ?
    Bon pour les réponses c’est pas pressé, profitez d’abord du voyage, le devoir de géo ce sera pour après !

    Comment by DUF — 21 juillet 2009 @ 11:07

  2. Dans la rubrique « zabis »: je ne parlerais pas d’exotisme dans les tenues vestimentaires mais plutôt de « sortir du lot »: tout semble permis! S’habiller en soubrette, en punk, en Elvis Presley ou en personnage de dessin animé pour aller faire les courses ne semble choquer personne; « tout est permis, du moment que c’est propre! » nous a expliqué David, notre guide à Tokyo. Il n’est pas rare de voir des jeunes punks… mais leurs vêtements sont parfaitement repassés.

    Maintenant, il y a effectivement pas mal de dames qui s’habillent encore en kimono avec les sandales en bois. A Kyoto, il y en avait vraiment beaucoup (1 sur 3, je dirais).

    Pour répondre à la seconde question, non, hors-temples (mais nous ne sommes pas non plus des ethnologues en immersion), nous ne constatons pas de manifestation du religieux dans le quotidien des gens. Par contre, la superstition semble très prégnante: les demi-rideaux à l’entrée des restos (pour te débarrasser des mauvais esprits), le nombre 4 qui est évité (4 se dit de la même manière que « mort »), on ne pique pas les baguettes dans le riz (ça on ne sait plus ce que cela veut dire), etc… Mais, comme nous l’avons déjà mentionné, nous avons croisé un Monsieur qui semblait passer dans un petit temple en pleine ville pour « exprimer un voeu/une prière » avant ou après une réunion/une affaire… Donc, à nos yeux, le « religieux » fait partie de leur vie mais nous paraît (à nous, avec nos yeux ignares et notre regard ethnocentré) cantonné au temple et plus « habituel » que rituel. Maintenant, nous n’avons pu observer aucun rite ou événement particulier (genre mariage, décès, naissance, etc.); cela doit -j’imagine- être fort différent dans ces situations (comme chez nous en fait, non?

    Comment by admin — 21 juillet 2009 @ 11:22

  3. Merci ! Et si j’ai besoin d’une réponse super pressée, vous répondez en combien de temps ?

    Comment by DUF — 21 juillet 2009 @ 11:27

  4. Ça dépend si je suis en ligne à ce moment… ou pas!

    Comment by admin — 21 juillet 2009 @ 11:34

  5. Pas mal… En même temps c’est quand même pour répondre des conneries. Vous croyez que vous m’avez eu avec votre soubrette ?

    Comment by DUF — 21 juillet 2009 @ 11:56

  6. Et pourtant…

    « Ça ne choque personne », ai-je écrit; je n’ai pas dit que cela me laisse totalement indifférent (bien au contraire) 😉

    Comment by admin — 21 juillet 2009 @ 12:00

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